Ça y est, le Sommet de Copenhague est lancé ! Et avec lui une vague d’optimisme que l’on espère fondée. Pour soutenir toutes les belles perspectives que nous promettent le sommet, PSM vous propose de découvrir des « bonnes nouvelles » liées à la lutte contre le réchauffement climatique et à la sauvegarde de la planète. Ça bouge ! Je me ferai le plus grand plaisir de vous raconter dorénavant mes perspectives et appréciations de la COP: que ce soit au Klimaforum ou à Bella Center…
7 décembre: Aujourd’hui, on a bien envie de souligner l’optimisme et l’engagement des dirigeants ! (c’est déjà un bon début…)
Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, déclare avoir bon espoir qu’un accord soit trouvé. “ Je suis très optimiste pour Copenhague” , déclare-t-il dimanche dans une interview au journal danois Berlingske Tidende. ”Nous trouverons un accord” – “et, je crois, l’accord sera signé par tous les pays membres de l’Onu, ce qui sera historique” , ajoute-t-il dans l’interview en relevant que “Tous les chefs d’Etat et de gouvernement ont le même objectif – empêcher le réchauffement climatique” .
Obama, quant à lui, sera finalement de la partie !
« Nicolas Sarkozy va pouvoir se vanter d’avoir fait plier le président américain. La Maison Blanche a fait savoir vendredi soir que Barack Obama viendra bien le 18 décembre au sommet de Copenhague sur le climat, en même temps que les autres chefs d’Etat, plutôt que le 9 décembre comme précédemment annoncé. Nicolas Sarkozy, qui vociférait contre le cavalier seul américain, a aussitôt consacré tout un communiqué à ce changement de date, comme pour en revendiquer la paternité. Sarkozy dit accueillir avec beaucoup de satisfaction le changement de programme du président américain et souligne qu’il s’était entretenu de ce sujet avec le Président Obama au début de la semaine .
Le changement de date de Barack Obama est important : il montre que le président américain peut être flexible, et réagir aux critiques. »
La cérémonie d’ouverture
Klimaforum: “Seule la pression citoyenne pourra sauver la planète !”
Indiens d’Amazonie, paysans du Malawi, moines du Tibet, Inuits du Groenland et collégiens danois se côtoient dans une atmosphère bruyante au “Klimaforum”, sommet alternatif à la conférence climatique de l’ONU à Copenhague.
“Seule la pression citoyenne pourra sauver la planète !”, s’exclame Elis Ngacimek, un Américain de 30 ans venu de l’île de Kodiak, au sud de l’Alaska, où “le réchauffement climatique est déjà une réalité préoccupante”.
Il fait partie des 500 volontaires appelés à aider les quelque 10.000 personnes attendues à ce “Peoples’ Climate Summit”. “J’aime ça. C’est la fête ici, même si le déréglement climatique, ce n’est pas vraiment gai”.
“C’est un espace ouvert à tous, chacun peut apporter ses idées, les discuter et développer des solutions constructrices à la crise du climat, loin des discours officiels redondants”, explique, entre deux coups de téléphone, Kristine Holten-Andersen, porte-parle danoise du forum.
Avec son quartier général dans un centre sportif ultra-moderne, près de la gare centrale de Copenhague, “Klimaforum 09″ a des allures de festival avec, à l’affiche, quelque 150 débats et exposés, une cinquantaine de films, des pièces de théâtre, des concerts et des expositions en tous genres.
Entassant des sacs en jute, lot des insulaires indiens du delta du Gange pour se protéger des inondations provoquées par les cyclones et les moussons, Pradip Saha, un barbu au visage serein, de l’ONG Center for Science and Environment à New Delhi, essaie de montrer, photos et film à l’appui, que les problèmes climatiques sont “bien réels” dans son pays.
“Chaque jour, la terre est dévorée par l’érosion et la montée des eaux de la mer la rend impropre à la culture. Et ce sont les plus pauvres, qui n’émettent quasiment pas de CO2, qui en paient le prix le plus lourd” déplore-t-il.
Des collégiens danois, avec leur professeur, tentent de comprendre la situation des îles menacées de disparition pure et simple.
“C’est intéressant de discuter avec les gens de ces pays pour savoir comment ils vivent cette menace du changement climatique”, raconte Nicco Halberg, 14 ans.
Réunies en “conclave”, devant des affiches du Tibet, un groupe de sexagénaires vêtues avec de tee-shirts bleus imprimés avec le slogan “How long can we wait ? We are not waiting” (Combien de temps pouvons-nous attendre ? Nous n’allons pas attendre) sirotent un café bio.
“Nous tentons de convaincre les femmes de préparer des dîners sans trop de boeuf (dont l’élevage engendre du méthane, important gaz à effet de serre), avec plus de légumes et de fruits, à utiliser des sacs recyclés et réutilisables pour les courses”, explique Karen Inger Callisen, membre de la section danoise du réseau de femmes Soroptimist international.
Lieu d’échanges, le forum est aussi un lieu d’expression des frustrations des pays en développement, qui négocient par ailleurs, sur des textes extrêmement techniques, à quelques kilomètres de là, dans le centre de la conférence officielle.
Les pays industrialisés doivent “payer leur dette climatique maintenant” lance Guillermo, un Bolivien. “Pour nombre de pays pauvres, c’est une question de vie ou de mort. Il faut que les pollueurs paient si nous voulons que le mot justice ait un sens”.
Voilà pour ce début, rendez-vous est pris avec vous chaque jour ici pour un résumé précis de l’avancée des négos. A luta continua!!!
Merci de nous faire vivre Cop15 comme si nous y étions.
Quel serait le sentiment de la majorités des négociateurs s’il n’y a pas un veritable accord ou un accord qui changerait fondamentallement les choses?
La menace des pays en développement de quitter les négociations est-elle réelle?
Bonne continuation
Everything dynamic and very positively!
BernieR